J’invite d’ores et déjà les automobilistes à aller faire le plein rapidement“, déclare Christophe Hiou, délégué CGT à la Raffinerie Total de Donges. ” D’habitude on met entre 5 et 7 jours pour créer la pénurie ne serait-ce que par le groupe Total. Là, il y aura l’ensemble du monde pétrolier français“, poursuit-il.

Par ces mots, la CGT annonce la couleur, le mouvement se radicalise et la paralysie est en ligne de mire.

Et vous, pensez vous faire des réserves ?

http://www.lexpress.fr/pictures/74/38221_affichette-informant-d-une-rupture-de-gasole-le-1er-octobre-2010-dans-une-station-service-du-centre-ville-d-ajacci.jpg
AFP/Stephan Agostini

- 66% des Français sont favorables à un durcissement des mouvements de grèves contre la réforme des retraites selon un sondage BVA

- 31% des français favorables à une grève reconductible selon un sondage ipsos

Le vent tourne, l’Elysée tremble ;)

Retraites : la fièvre jeune fait peur à l’Elysée

Nicolas Domenach – Marianne | Samedi 9 Octobre 2010 à 07:01 |

Des milliers de lycéens et d’étudiants battant le pavé contre la réforme des retraites… Un scénario tant redouté au point que l’Élysée tente aujourd’hui de tuer dans l’œuf la contestation estudiantine. Mais appels de ministre ou de conseiller à l’ordre scolaire, consignes aux rectorats viendront-ils à bout d’un mouvement, qui pourrait redonner un peu d’espoir à une jeunesse en difficulté ?

Ce sont à peine 80 lycées (sur plus de 4 300) qui, d’après le ministère de l’Éducation ont été « touchés » par des mouvements divers de protestation contre la réforme des retraites. Mais l’Agence France Presse a relevé plusieurs centaines de lycées en mouvement et à la vérité, l’Élysée a commencé de s’angoisser. Le Château redoute plus encore que des grèves dans les transports, la « fièvre jeune », un coup de chaud en automne. Des blocages de bahuts, des milliers de lycéens qui prendraient la rue comme les pirates la mer, avec Le Risque de bavure inhérent à de telles irruptions : la mort d’un môme.

Tous les hommes de pouvoir aujourd’hui, et Nicolas Sarkozy le premier qui était en ces lointaines années petite main au cabinet du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, tous ceux-là ont encore en tête la «bavure fatale», la «mort de Malik Oussekine», ce jeune étudiant matraqué par les policiers voltigeurs alors qu’il manifestait pacifiquement. A la suite de son tragique décès, le chef du gouvernement de l’époque Jacques Chirac retirait le projet de réforme des universités du ministre Alain Devaquet, qui démissionnait peu de temps après.

Ce fut le premier d’une longue série de reculs et de dérobades devant les « djeuns ». Les sarkozystes s’en moquaient volontiers en prétendant que Jacques Chirac reculait dès que sortaient sur le trottoirs « trois trottinettes, deux landeaux et quatre poussettes ». On se souvient du retrait du CPE de Dominique de Villepin, devant les étudiants manifestant, soutenus par… le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy ! Mais on a oublié que le même avait organisé la marche arrière toute, devant les foules juvéniles qui refusaient le CIP de son grand homme d’alors, le Premier ministre Edouard Balladur. On comprend donc qu’il ait donné consignes aux préfets comme aux recteurs de surveiller ce lait sur le feu, et consignes aux dirigeants et relais de la majorité d’intervenir vite fait pour éviter tout bouillonnement.

Ainsi, vendredi dès potron-minet, le conseiller social de l’Élysée Raymond Soubie est, sur RTL, intervenu pour rappeler à l’ordre scolaire tous les « irresponsables » qui voudraient manifester contre la réforme des retraites. Les dirigeants des associations de parents d’élèves proches de la majorité, comme la Peep, ont immédiatement embrayé, mettant en garde contre toute manipulation. On espère bien évidemment en haut lieu que le motif, « le prétexte » dit-on, de la mobilisation serait trop éloigné des préoccupations adolescentes : on ne s’emballerait pas contre une réforme des retraites quand on a de 10 à 18 printemps. Certes. Mais dans l’opposition, on caresse l’espérance inverse. Et en l’occurrence, tous les relais associatifs et syndicaux ont été alertés. Car on sait parfaitement de ce côté-là aussi la crainte que suscite un bourgeonnement estudiantin et lycéen. Dis crument cela donne : « il n’y a que les jeunes pour leur foutre la trouille !… ».

PS, PC, Verts, extrême gauche ont-ils encore les moyens d’entraîner la relève dans un mouvement d’aînés ? Certes les progressistes de tous poils ne sont plus ce qu’ils ont pu être dans le monde éducatif, mais ils conservent un poids et une influence qui sont loin d’être négligeables. Bien sûr, la retraite n’est pas la première préoccupation de générations qui n’ont pas de boulot et peu de perspectives d’en décrocher. Mais justement, ce milieu est inflammable. Explosif. Pour ceux qui en douteraient, il suffit de lire la « Lettre à la Jeunesse » (Éditions Grasset) que vient d’écrire Rama Yade et qui dresse un bilan accablant pour son gouvernement comme pour les précédents, puisque les jeunes français y apparaissent comme les plus frappés par le chômage, les moins autonomes et les plus désespérés d’Europe. Pire encore, alors que nous sommes bassinés par le culte de la jeunesse, cette jeunesse en difficulté est « invisible ». On ne voit, on n’entend que les bastonneurs de banlieues ou la fine fleur des beaux quartiers, mais la grande masse qui galère dans des études aux débouchés incertains, ou dans des stages de misère, celle-là est condamnée à remâcher ses difficultés, ses échecs et sa dépendance parentale en silence. Cette foultitude juvénile ignorée, dépréciée pourrait tout à fait se mettre en mouvement ne serait ce que pour reprendre un coup de confiance en elle, un coup d’amour, un coup d’on s’aime. Ce n’est pas sûr du tout que ça passe par des manifs pour le retrait de la réforme des retraites. Mais allez savoir par où va la vie…. 

source

Le mouvement se durcie, va t’on vers une paralysie ?

Mardi 12 octobre sera la 5 ème journée de mobilisation interprofessionnelle pour la défense des retraites en moins de deux mois. Au fil des jours, la pressions n’a cesser d’augmenter avec le rapprochement du vote final au Sénat. Le mouvement se durcit face l’autisme du gouvernement et nombreux sont ceux qui souhaitent maintenant une paralysie du pays, seule à même de faire reculer le gouvernement. On le sait, Sarkozy ne reculera pas, l’abandon risquerait de lui couter sa réélection en 2012. Au fil des jours, ce sont donc des 10 ènes d’appels à la grève reconductible qui ont fleurit. Le printemps des peuples est t-il proche ?

Liste des secteurs concernés par un appel à la grève reconductible :

- RATP: CGT, FO, CFDT, Solidaires

- SNCF: CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, CFDT (dont FGAAC), UNSA, Solidaires

- Transports en communs: CGT, FO, Solidaires

- Transports Routiers (de Marchandises et de Voyageurs): CGT, FO, Solidaires

- Marine (Docks et Ports): CGT

- Total/Chimie: CGT

- Mines/Energie (dont EDF/GDF-Suez): CGT

- La Poste/France Télécom: FO, Solidaires

- France Télévisions: CGT, FO, CFTC

- Fonction Publique Hospitalière/Santé/Sociaux: CGT, FO, Solidaires

- Fonction Publique d’Etat: CGT, FO, Solidaires

- Fonction Publique Territoriale/Collectivités Territoriales: CGT, FO, Solidaires

- Contrôle Aérien/Aéroports de Paris: CGT

- Education Nationale/Enseignement Supérieur/Recherche: CGT, FO, FSU, Solidaires

- Agriculture/Agroalimentaire/Forêts: CGT

- Finances: CGT

- Equipement: CGT

- Métallurgie: CGT

-  Culture: CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA, Solidaires

- Ecologie, Energie, Développement Durable et Mer: CGT, FO, CFDT,UNSA, FSU, CFTC, Solidaires

-  Verallia (ex-Saint-Gobain Emballages): CGT

- INRA (Institut National de la Recherche Agronomique): CGT, CFDT, CFTC, Solidaires

source de la liste : forum crc

 

Une question reste encore en suspend. Combien de salariés seront prêts à suivre les appels ? Combien pourront se permettre une grève de plusieurs jours ?  S’ils sont déterminés à ne rien lacher, alors beaucoup suivront, dans le cas contraire, le pourrissement est un risque.

A ne pas oublier, certains secteurs peuvent à eux seuls faire plier le gouvernement. (ports, transports en communs, poids lourds, sncf etc) Entreront-ils massivement dans la bataille ? Rendez vous mardi soir !

Ces derniers jours, la mobilisation étudiante à commencé à s’accroitre avec une multiplication des assemblées générales au sein des campus.


Ces assemblées n’ont pas encore réunie en masse mais ont déjà permis d’organiser de petits comités de mobilisation et de prendre un certain nombre de décisions. Les assemblées vont se poursuivre la semaine prochaine avec surement d’avantage d’étudiants à la clé. Rappelons que lors du mouvement contre la LRU, une grosse partie des facs avaient été occupées pendant parfois plusieurs mois. Après les lycéens cette semaine, les étudiants vont ils enfin se réveiller ?

Chiffres des AG organisées la semaine dernière dans les Facs (5/6/7 Octobre). Au total, près de 2000 étudiants se sont réunis dans les Assemblées générales :

Rennes 2 : 150
Montpellier 3: 150
Paris 7: 100
Orléans: 110
Metz: 80
Perpignan: 40
Toulouse 1: 60
Toulouse 3: 50
Reims: 120
Brest: 70
Lyon 2: 60
Marne la Vallée: 50
Paris 1: 170 (1ere AG, 4 jours après la reprise des cours)
Bordeaux-4 : 200 personnes (dont droite+extrême droite, nombreux)
Bordeaux-2 : 40 personnes
Bordeaux-3 : 80 personnes
Angers: Une centaine
Clermont: 200
Nantes : 110 personnes

Exemples de décisions concernant la mobilisation :

A Orléans

A l’issue de l’AG a été décidé :

- La création d’un Comité de mobilisation qui sur le campus se substitue au Collectif Jeune. Ce comité c’est réunis dès la fin de l’AG, a élaboré 2 tracts et a mis en place une caisse de grève dans le but de tirer ces tracts.
- Des tractages/débrayage sur la fac pour ramener du monde à la manif et diffs devant les lycées.
- Le principe d’une action « coup de poing » à l’issue de la manif.

A Clermont

A l’issue de l’AG a été décidé :
- Monter un comité de mobilisation.
- Faire un piquet de grève sur la fac toute la journée du 12.
- Une action « coup de poing » d’ici la prochaine AG.
- Une nouvelle AG jeudi 14/10 pour décider des suites de la mobilisation.

Des appels ont aussi été lancés, notamment par la Sorbonne et Lyon II.

–> Appel de la Sorbonne –  Appel de Lyon II

A FAIRE CIRCULER !

Un nouveau 95 ou un autre CPE ? Ni l’un ni l’autre, ou peut-être les deux. L’unité syndicale, en tout cas, est en train de créer les conditions d’un mouvement de longue durée qui déborde les prévisions de sarkoland. Vivement le 13 octobre ?

  • Rodho

Appels à manifestations. A la tenue d’assemblées générales sur tous les lieux de travail. A des grèves reconductibles. Quel sera donc être le scénario d’après le 12 octobre du mouvement social contre la réforme des retraites ? Un nouveau décembre 95 qui verrait quelques secteurs d’activité en ébullition- les transports, l’énergie, l’industrie- entraîner par leur détermination des infirmières, des postiers, des employés de commerce ? Un mouvement de type CPE qui tente d’acculer le pouvoir en enrôlant la jeunesse dans des manifestations quotidiennes ? Les deux à la fois ? Une révolte qui s’effiloche face à un gouvernement arque-bouté sur ces dogmes financiers ? 

En France plus que dans tout autre pays européen, la météorologie sociale reste, on le sait, un art risqué tant les salariés largement émancipés des syndicats, font preuve d’autonomie. Cette fois pourtant, aiguillonné depuis des mois par une intersyndicale soudée qui aura tout essayé, -de la grève carrée à la manif du samedi- avant d’élever de rapport de force en s’en remettant à la démocratie de la base, le feuilleton en cours est suffisamment original pour livrer quelques clés.

Première constatation. Depuis des semaines, le gouvernement a eu beau dire ou plutôt mentir sur certains aspects de son texte et sur le nombre de manifestants, les Français et les Françaises dans leur écrasante majorité continuent à penser que sa réforme reste très insuffisante, voire très injuste, le tout sans pérenniser leurs retraites. Et faute d’une véritable remise à plat surprise de ce projet, ce n’est pas les quelques amendements en faveur des mères de trois enfants ou des parents d’handicapés , « des os à ronger parce qu’il y a eu pression médiatique » fulminent les plus remontés-,  qui vont les faire changer d’avis avant le 12 octobre.

Second élément plus gênant encore pour le chef de l’Etat. Sur fond d’affaire Woerth-Bettencourt et de bouclier fiscal devenu un boulet pour la droite parlementaire, jamais l’exécutif n’a été à ce point décrié. Dans les raffineries de Total comme dans les usines de Renault, les ouvriers, les employés qui avaient voté Sarkozy se sont en effet convaincus d’une chose : en s’attaquant à leur retraite à 60 ans, « le président des riches leur présente la facture de la crise ». Et de fait leur colère déborde largement le sujet des pensions. Ainsi chez Renault à Sandouville, on dénonce le démontage d’une chaîne de production quand Nicolas Sarkozy avait de concert avec le PDG du groupe au losange Carlos Goshn, promis sur place, une activité florissante. Dans les faubourgs de Dunkerque dédiés à la parachimie, on se sent acculé depuis l’annonce de l’arrêt de la raffinerie du richissime Total. Chez Arcelor-Mittal, on fustige la désinvolture avec laquelle le gouvernement a renvoyé la question de la pénibilité à des accords de branche. Dans le secteur bancaire largement féminisé, on s’exaspère de ces bonus des traders qui s’envolent à nouveau alors qu’il faudra travailler plus longtemps en supportant les incivilités de clients également excédés …

Ces éruptions sectorielles qui englobent aussi France Telecom la Poste et gagnent l’éducation nationale, se doublent de poussées de fièvre régionales. Ainsi à la CGT comme à la CFDT cheminots, on prédit sans grand risque de nombreux arrêts de travail dans le Sud-Ouest comme dans le bassin de Clermont Ferrand ou la région de Metz. « On a attendu des remontées de terrain avant de se prononcer, confie Dominique Aubry de la CFDT. Mais nos militants dont les épouses travaillent souvent au supermarché ou à l’école du coin éprouvent un tel ras le bol devant l’arrogance du pouvoir. Ils redoutent tellement de perdre leur éthique de service public à la faveur de la mise en concurrence prônée par Bruxelles que nous serons pleinement dans le mouvement. »

Or sur le front des retraites, à la base comme à la tête des centrales syndicales, on a perdu toute illusion. Depuis que Nicolas Sarkozy a promu cette réforme au rang de trophée de son quinquennat, impossible de faire l’économie d’une bataille frontale avec le pouvoir. A la CFDT qui proposait une porte de sortie-, renvoyer à 2012 le vote du recul de 65 à 67 de la retraite sans décote, l’exécutif à dit niet, ce qui rend le scénario de 2010 incontestablement différent de celui de 1995, où la CFDT s’était prononcé contre la grève reconductible. Des imprécations de la CGT et de son secrétaire général Bernard Thibault qui prévoyait dès septembre le blocage en cours, l’Elysée n’a tenu aucun compte. Dans le même temps, l’Elysée a sous-estimé l’effet rassurant que produit sur les salariés une unité syndicale solide. « C’est le paradoxe reconnaît avec fair-play Pierre Khalfa de Solidaires. Alors que nous prônions depuis le début des grèves reconductibles, nous devons admettre que l’absence d’ouverture gouvernementale après nos manifestations passées, nous aide aujourd’hui à emmener plus avant les salariés. »

Alors Anti CPE ou nouveau 95 l’après 12 octobre, ? Les deux à la fois espèrent les plus optimistes… sans se départir d’une prudence dictée par l’expérience.

Les stations-service risquent de manquer de carburants à partir de la semaine du 18 octobre dans la région de Marseille et de Lyon.

Est-ce le premier signe du cauchemar qui attend le continent ? Ce matin, les stations-services de Corse-du-Sud ont été prises d’assaut après la livraison la veille de plusieurs milliers de m3 de gazole pour ravitailler l’île, privée de carburant depuis douze jours. Dès l’aube, des centaines d’automobilistes se sont agglutinés autour des stations, provoquant des embouteillages, pour s’approvisionner en gasoil.

Sur le continent, la situation comment également à être inquiétante. Selon l’Union française des industries pétrolières, le blocage des terminaux pétroliers de Fos-Lavera devrait entraîner l’arrêt d’au moins quatre raffineries la semaine prochaine, faute de matière première. Le site Total de La Mède pourrait s’arrêter dès dimanche.

L’impact se fera rapidement sentir chez les consommateurs. Les stations-service risquent de manquer de carburants à partir de la semaine du 18 octobre dans la région de Marseille et de Lyon. « Jusqu’à présent, les conflits dans le port de Marseille n’avaient jamais entraîné d’arrêt de la production des raffineries », souligne le président de l’Ufip, Jean-Louis Schilansky. En décembre 2008, un conflit de douze jours avait coûté 26 millions d’euros, selon le syndicat. Aujourd’hui, plus d’une cinquantaine de navires pétroliers sont bloqué en rade de Marseille.

A partir de mardi prochain, la situation risque encore de se compliquer. La fédération nationale des industries chimiques CGT (Fnic-CGT) et la CGT du groupe Total ont appelé à la grève reconductible dans les douze raffineries françaises à partir du 12 octobre pour la défense des retraites. En cas de blocage des expéditions de produits pétroliers, d’autres stations-service de l’Hexagone devraient rapidement tomber à sec.

AFP Photo/Stephan Agostini

EMMANUEL GRASLAND

source

Le mouvement lycéen s’amplifie et s’étend !

Selon le ministère, 80 lycées étaient aujourd’hui concerné par des mouvements de manifestation. Le mouvement s’étend et commence à s’amplifier dans certaines villes. Ce sont prêt de 20 000 lycéens qui se sont mobilisés ce jour, sans qu’aucun mot d’ordre n’ait été lancé, une fois de plus !

- Angoulême :300 lycéens ont manifesté ce matin. source

- Auch : 800 lycéens ont manifesté aujourd’hui. source

- Avignon : le lycée Maria Casarès est bloqué. source

- Bayeux : Des établissements ont été bloqués aujourd’hui. source

- Besançon : 600 lycéens ont manifesté aujourd’hui. source

- Béziers : 500 lycéens ont manifesté aujourd’hui. source

- Boulogne sur Mer : Manifestation lycéenne ce jour. source

- Caen : 1000 lycéens ont manifesté (le double d’hier), tous les lycées de la ville étaient concernés ! source

- Calais : 250 lycéens ont manifesté. source

- Carcassonne : 800 lycéens ont manifesté ce matin. source

- Charleville-Mézières : 400 lycéens ont manifesté selon la police. source

- Cherbourg : Ils étaient 360 à manifester selon la police. source

- Condé sur Noireau : Des établissements étaient bloqués. source

- Falaise : Etablissements bloqués. source

- Firminy : 400 lycéens ont manifesté ce matin. source

- Limoge : 1000 lycéens ont manifesté ce matin. source

- Lisieux : 200 lycéens se sont rassemblés ce matin. source

- Mulhouse : 150 lycéens ont manifesté. source

- Nevers : Les lycéens ont manifesté. source

- Périgueux : 500 lycéens ont manifesté aujourd’hui. source

- Rodez : 1500 lycéens ont défilé aujourd’hui. source

- Privas : Les lycéens ont manifesté. souce

- Ruelle : Les lycéens ont manifesté. source

- Saint-Jean-d’Angély : Environ 200 élèves des lycées Audouin-Dubreuil et Blaise-Pascal de Saint-jean-d’Angély ont manifesté vendredi matin. source

- Saint Omer : 300 lycéens ont défilé aujourd’hui. source

- Saint-Quentin : 1500 lycéens se sont réunis ce matin, 400 lycéens ont ensuite manifesté. source

- Sarlat : 250 lycéens ont manifesté aujourd’hui. source

- Soyeux : Les lycéens ont manifesté. source

- Tarbes : Les lycéens ont manifesté. source

- Toulouse : 250 lycéens ont manifesté. source

- Valence : 900 lycéens ont manifesté aujourd’hui. source

- Vire : Lycées bloqués. source

Casseurs, hors de nos rangs !

Un point négatif est à relever, des incidents se mêlent parfois à la mobilisation lycéenne et risquent de discréditer le mouvement entamé. Les violences envers les personnes sont inacceptables.

Saint Quentin : Un groupe a pris la tête du cortège et encerclé un véhicule de police. Les jeunes gens n’étaient vraisemblablement pas de slycéens. Les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes pour se dégager. L’un d’eux a été jeté à terre et roué de coups de pieds. Transporté à l’hôpital, il a pu en sortir dans l’après-midi. source

Angoulême : Des dégradations ont aussi été commises dans et autour d’un lycée à Angoulême, donnant lieu à trois interpellations. source

Bonneville : En Haute-Savoie, deux lycéennes ont été brûlées au visage, dont une sérieusement, à l’allumage d’un tonneau rempli de matière inflammable lors d’une manifestation spontanée, selon la préfecture. source

Les syndicats ont décidé d’appeler à une journée supplémentaire de manifestations contre le projet de réforme des retraites le samedi 16 octobre, qui vient s’ajouter à celle déjà prévue le 12 octobre, selon des sources syndicales.


Les huit organisations de l’intersyndicale nationale (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU, Solidaires et UNSA) se sont réunies vendredi 8 octobre à la mi-journée au siège de l’UNSA. La journée du 16 octobre sera la seconde journée de manifestations organisée un week-end depuis le début de la mobilisation contre le projet gouvernemental.

Une journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations a déjà été programmée mardi 12 octobre, plusieurs fédérations s’étant prononcées en faveur de grèves reconductibles. Des préavis de grève ont été déposés dans 85 réseaux de transports urbains, dont 29 préavis reconductibles.

Alors que le débat parlementaire sur la réforme des retraites se poursuit au Sénat, le gouvernement refuse de reculer sur l’âge de départ à la retraite.

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Les agents des terminaux marchandises de Fos-sur-Mer et les dockers de Marseille accentuent leur mobilisation dans le cadre du mouvement national contre la réforme des retraites. Cette grève, qui dure depuis plusieurs jours, pourrait entraîner des ruptures d’approvisionnement dans les stations-services françaises d’ici peu de temps si les raffineries se mettaient aussi à cesser le travail.

A Fos-Lavera, les salariés grèvistes entament leur douzième jour de blocage. Ils empêchent la livraison de pétrole brut des raffineries de la région, provoquant déjà une pénurie de carburants en Corse. Pour les véhicules légers, l’approvisionnement en gazole et en essence sans plomb est limité à 30 litres par véhicule et par jour, précise la préfecture. Le quota autorisé est de 50 litres pour les poids lourds et la distribution de carburants dans des récipients portables (jerricans) est interdite.

Quatre des six raffineries près de s’arrêter

«S’il n’y a pas de blocage la semaine prochaine dans les raffineries, on a une à deux semaines devant nous pour trouver une solution au conflit (dans le port)», indiquait vendredi un porte-parole de l’Union française des industries pétrolières (Ufip). Quatre des six raffineries alimentées par le port de Marseille devraient s’arrêter faute de matières premières à partir de dimanche, a-t-il précisé. Il restera une ou deux raffineries qui pourraient continuer à fonctionner un certain temps, selon l’Ufip.

Dans le même temps, les discussions entre syndicats et les autorités du Grand port maritime de Marseille étaient au point mort vendredi. L’activité marchandise était bloquée. Et si le trafic passager ne souffre pas de ce mouvement, la direction craint toutefois la paralysie du port. Cette grève occasionne le blocage de 52 bateaux, dont trois chimiquiers, 11 gaziers, 19 pétroliers de brut, 15 pétroliers de raffinés et trois péniches.

Les dockers en grève vendredi et dimanche

Dans le cadre d’un appel de la Fédération nationale port et docks CGT, les dockers et le personnel de manutention du secteur marchandises ont voté pour deux journées de grève, vendredi et dimanche, sur la thématique des retraites et de la pénibilité.

Vendredi matin, environ 400 dockers marseillais se sont rassemblés devant la préfecture, où une délégation a été reçue. «Nous avons décidé d’interpeller le préfet afin qu’il puisse relayer auprès du gouvernement la colère des travailleurs portuaires», a expliqué la direction locale de CGT. «L’action d’aujourd’hui est une nouvelle étape dans la pression qui ne sera atténuée que par des réponses satisfaisantes du gouvernement, voire de l’Elysée», a ajouté la CGT.

Face à ce blocus, la circulation des poids-lourds transportant des hydrocarbures a été autorisée ce week-end et le suivant, pour pallier d’éventuels problèmes d’approvisionnement de carburant, selon un arrêté ministériel paru vendredi.

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